Penkyi
Loyak
La décision de la Chine de procéder à l'exécution de ces quatre Tibétains prouve son mépris des règles internationales en matière de Justice. A l'évidence, ces exécutions n'ont été motivées que par des choix politiques (cf. notes 1 et 2), ces quatre personnes ayant été condamnées sans qu'il y ait eu de procès équitable, il n'y a aucun doute sur ce point.
Ces exécutions capitales montrent que la Chine s'autorise à recourir à tous les moyens même les plus atroces pour terroriser les Tibétains et chercher à anéantir en eux toute vélléité de contestation par rapport à l'occupation chinoise du Tibet.
Lobsang Gyaltsen et Loyak avaient été condamnés à la peine de mort le 8 avril 2009. Raison invoquée: avoir déclenché des « incendies fatals » qui, selon Xinhua, auraient causé la mort de sept Chinois à Lhassa le 14 mars 2008, au moment où toute la ville s'était soulevée après quatre jours de manifestations pacifiques initiées à Lhassa par des religieux tibétains.
Un communiqué de Xinhua, daté du 8 avril 2008, affirmait: « il faut les exécuter pour assouvir la colère du peuple ». Selon la procédure judiciaire chinoise, toute condamnation à mort doit ensuite faire l'objet d'une validation par la Cour Suprême du Peuple, préalablement à toute exécution: nous ne savons pas si cette procédure a été respectée.
L'identité des deux autres Tibétains exécutés reste à confirmer précisément. En effet nous savions jusque là qu'en avril 2009 trois Tibétains avaient été condamnés à mort avec sursis, ayant été accusés d'incendies volontaires. Le même jour où Lobsang Gyaltsen et Loyak furent condamnés, Gangtsu et Tenzin Phuntsog avaient été condamnés à mort avec un sursis de deux ans. Tandis que Dawa Sangpo se voyait infliger la prison à perpétuité.
Le 21 avril 2009, Xinhua avait annoncé que trois Tibétaines avaient été condamnées pour incendie volontaire ayant causé la mort de six personnes: il s'agissait de Penkyi (originaire de Sakya) condamnée à la peine de mort avec sursis de 2 ans; Penkyi (originaire de Nyemo) condamnée à la prison à perpétuité; et Chime (de Namling) condamnée à 10 ans de prison.